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Chronique
Quand Aristote louait la constitution de Carthage
Écrit par Boubaker Ben Fraj   

En cette période mouvante de transition postrévolutionnaire, qui a l’air de trainer à ne plus en finir, de s’éterniser au point que personne ne semble aujourd’hui  entrevoir clairement le bout,   peut-on reprocher aux Tunisiens de perdre patience, et   de se poser de plus en plus de  questions.

Questions lancinantes sur le présent  incertain qu’ils vivent, avec le sentiment de le subir plutôt que de le choisir ; questions sur les conditions de vie qu’ils supportent dans la peine,   sur la  gestion balbutiante de leurs affaires par un  gouvernement   dont   ils soupçonnent la partialité, et auquel ils reprochent la frilosité et  l’incompétence,….  et  combien d’autres interrogations,  qui portent sur  le devenir de leur pays, dans le flou entretenu par une classe politique, qui leur paraît  davantage   investie dans les calculs    partisans, que  motivée par la volonté de concevoir  un futur tunisien, qui s’élève au degré des espérances  du  peuple qui l’a placée à ses commandes.

 


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