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Écrit par Boubaker Ben Fraj
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En cette période mouvante de transition postrévolutionnaire, qui a l’air de trainer à ne plus en finir, de s’éterniser au point que personne ne semble aujourd’hui entrevoir clairement le bout, peut-on reprocher aux Tunisiens de perdre patience, et de se poser de plus en plus de questions.
Questions lancinantes sur le présent incertain qu’ils vivent, avec le sentiment de le subir plutôt que de le choisir ; questions sur les conditions de vie qu’ils supportent dans la peine, sur la gestion balbutiante de leurs affaires par un gouvernement dont ils soupçonnent la partialité, et auquel ils reprochent la frilosité et l’incompétence,…. et combien d’autres interrogations, qui portent sur le devenir de leur pays, dans le flou entretenu par une classe politique, qui leur paraît davantage investie dans les calculs partisans, que motivée par la volonté de concevoir un futur tunisien, qui s’élève au degré des espérances du peuple qui l’a placée à ses commandes.
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