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Chronique15/07/2015 à 13:06

Grèce : l'apaisement des tensions … !

Grèce : l'apaisement des tensions …  !

Pr. Khalifa Chater

Après des négociations marathon et au terme d'un long week-end de discussion et d'une nuit blanche de négociations entre les dirigeants des pays de la zone euro, 

, un accord "unanime" a finalement été trouvé sur la crise grecque, lundi 13 juillet 2015. En contrepartie d'importantes réformes, la Grèce va pouvoir obtenir un troisième plan d'aide financier européen, d’un montant compris entre 82 et 86 milliards d'euros. Le scénario d'une sortie de la Grèce ("Grexit") de la zone euro semble s'éloigner. Alexis Tsipras a souligné, à la sortie de cette réunion, que le "programme de 35 milliards d'euros et la restructuration de la dette feront comprendre aux marché qu'un Grexit n'est pas d'actualité". 

Toutefois, les nouvelles réformes demandées par l'Europe vont encore renforcer les mesures d'austérité en Grèce, ce que n'a pas caché le Premier ministre grec: "la bataille fut dure et le sera encore. Le peuple doit soutenir nos efforts. C’est un accord de récession, mais le paquet pour la croissance et le nouveau prêt nous aiderons". Il a par ailleurs prévenu les armateurs et l'église orthodoxe grecque, dispensés de l'impôt,  qu'ils devraient également renoncer à cette faveur. Le Premier ministre a dû céder sur la participation du FMI au nouveau plan d'aide qu'il refusait de prime abord mais qui est finalement accepté. La chancelière allemande, Angela Merkel, l'a confirmé, "la Grèce demandera une nouvelle aide au FMI lorsque le programme en cours aura expiré, en mars 2016". D'autre part, la Grèce accepte la mise en place d'un fond de gestion des actifs grecs qui devait être basé au Luxembourg mais que, de haute lutte, Tsipras a réussi à faire rapatrier en Grèce. Cette mesure qui confirme la dépense financière de la Grèce, rappelle le traitement de la crise tunisienne, annonçant le protectorat. Fait significatif, les mesures d'austérité imposées risquent de susciter la colère des masses laborieuses.

Le spectre d'une sortie désordonnée de la Grèce de la monnaie unique est éloigné, même si les ministres des Finances l'avaient envisagé la veille de l'accord. "Le Grexit a disparu", a déclaré à l'AFP le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Mais la crise a révélé l'inégalité des rapports au sein de la zone euro et les relations concurrentielles et asymétriques. La Grèce qui ne pouvait supporter la concurrence de l'Allemagne et de la France, vivait sous perfusion, ne disposant pas de moyens pour adapter la monnaie unique à sa situation spécifique. Rappelons les déboires de la Grèce, refusant de payer ses prêts et menacée de sortie de l'Euro, confortent l'Euroscepticisme. L'absence de perspectives semblait renforcer le malaise. Diagnostic pessimiste du Figaro : " A 28, l'Union menacée se replie dans la coercition. Une autre Europe peut être bâtie, sur l'adhésion des peuples" (Philippe Gélie, "Europe à la Carte, Le Figaro, 29 mai 2015). Porté au pouvoir sur un engagement anti-austérité, le Premier ministre grec Alexis Tsipras était écartelé entre les exigences des créanciers et la pression de son parti de gauche radicale Syriza et de ses électeurs contre des mesures qui aggraveraient la crise du pays. Les grands argentiers s'étaient réunis, à plusieurs reprises,  au chevet de la Grèce qui bataille avec le FMI, la BCE et la Commission européenne pour obtenir de l'argent frais en échange de promesses de réformes.  L'accord avec les créanciers devaient intervenir avant le 30 juin. Coup de poker, la décision du gouvernement grec d'organiser un référendum a surpris les dirigeants européens et provoqué un tollé général. Retour à la raison, la nouvelle donne a obligé les responsables européens à s'adapter et à tenter le tout pour le tout: jouer le jeu du gouvernement Tsipras. D'ailleurs l'opinion publique européenne, méfiante de la gestion de Bruxelles et critique des exigences allemandes, s'est montrée compréhensible vis-à-vis du gouvernement grec. 59 % des Français estiment que tout le monde et non seulement le gouvernement grec est responsable de la crise (sondage BFM, 8 juillet 2015).  Mais dans quelle mesure est-ce cet accord de circonstances peut corriger  l'inégal  rapport de forces entre les membres de la zone euro et faire valoir une vision solidaire partagée ? 

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