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Chronique17/02/2016 à 12:52

L’Europe en 2016, un contexte de scepticisme

L’Europe en 2016, un contexte de scepticisme

Pr. Khalifa Chater

Une tentation de repli sur soi des pays européens met l'Union Européenne à l'épreuve. Le référendum du Royaume Uni pourrait remettre en question son appartenance à l'Union communautaire, qui s'est d'ailleurs accommodée de son existence hors de Schengen et de l'espace de l'Euro. 

"L'Union européenne n'a jamais été dans une situation aussi dramatique", a averti Martin Schulz, le président du parlement européen, le 16  février 2016, mettant en garde contre l'impact d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'UE, déjà ébranlée par la crise migratoire". L'Europe serait "en plein doute existentiel" (Dominique Moïsi, "Le patriotisme britannique au secours de l’Union européenne", site les Echos,  5 février 2016). Le diagnostic mettrait en avant l'impact de la crise grecque sur l'euro, les effets de l'afflux des migrants et des attaques terroristes, la contestation de Schengen mais aussi la mise à l'épreuve des valeurs européennes. Des voix s'élèvent pour faire valoir un souverainisme nostalgique, accusant l'euro de tous les maux. On met aussi à  l'ordre du jour  un éventuel contrôle de ses frontières extérieures et même une possible reconstitution des "murs" à l'intérieur de l'Union. Le populisme de l'extrême droite coexiste d'ailleurs avec les appels de "la Hongrie poutinienne" de Victor Orba,   la Slovaquie islamophobe de Robert Fic et la Pologne revancharde et intégriste de Laroslow Kasynski" (Arnaud Le Parmentier, "Hollande-Merkel, la dernière mission", Le Monde, 14 janvier 2016). Privée de structures de défense, handicapée par l'absence de consensus, fragilisée par les vents contraires, l'Union Européenne n'a pas les moyens des ambitions de sa politique étrangère.

Prenant acte sa situation actuelle, l'Union Européenne  relativise ses interventions, à l'échelle internationale. Ultime intervention dans l'aire euro-méditerranéenne, sa "politique de voisinage", prenant le relai du processus de Barcelone, qu'elle redimensionne, suscite des tensions entre les partisans de l'Est et ceux du Sud-méditerranéen. L'ouverture de marché qu'elle défend, sauvegarde ses relations asymétriques postcoloniales et suscite les inquiétudes du Sud, favorable à un partenariat équilibré de solidarité et de co-développement. Dans ces conditions, le couple Merkel-Hollande est à l'œuvre, pour assurer la redynamisation de "la belle endormie", rappeler les enjeux et les ambitions et mettre en échec les possibles dérives.

Les conditions objectives militeraient pour la sauvegarde de l'U.E. et son développement. Une récente étude de France Stratégie (l’ancien Commissariat Général au Plan) – souligne, d'ailleurs,  que la fin de l’espace Schengen et le retour des contrôles aux frontières intra-européennes, pénaliserait fortement l’économie européenne et représenterait un manque à gagner de 10 milliards d’euros par an, d’ici à l'an 2025. Mais les considérations économiques seraient-ils en mesure de faire échec à "la culpabilisation", de la communauté, rendue responsable des problèmes intérieurs ?  Or, en fixant à Athènes des objectifs quasiment inaccessibles en matière de renforcement des frontières, l'Union européenne a ouvert vendredi 12 février 2016, la voie à une suspension formelle dans trois mois de l'application des accords de Schengen. L'Union Européenne vit plutôt une crise politique, qui transgresse volontiers l'espace communautaire, par une perception négative de la mondialisation.

Faut-il sous-estimer l'apport britannique. Fut-il partagé entre ses vues atlantiques et son appartenance européenne, le Royaume-Uni conforte le statut de l'Union comme puissance régionale : «Si la Grande-Bretagne, par patriotisme, veut un futur à la hauteur de son passé, elle ne peut que choisir de rester dans l’Union». déclara Gordon Brown, l’ancien Chancelier de l’Echiquier de Tony Blair, avant qu’il ne devienne à son tour Premier ministre en 2007. Sera-t-il entendu pour empêcher un Brexit, c'est-à-dire une sortie de la Grande Bretagne de l'Union ? D'ailleurs, les Britanniques sont en position de forces. David Cameron, le Premier ministre britannique milite pour que son pays reste dans l'Union européenne si  l'Europe est prête à lui faire des concessions, afin de donner notamment des droits nouveaux aux parlements nationaux et d'actionner un frein d'urgence en matière de libre circulation et d'immigration. L'Europe céderait-elle au chantage de David Cameron ? Position surprenante d'un observateur français : "La stratégie est claire. L'Europe nous échappe; mais faisons mine de rester solidaires" (Arnaud Le Parmentier, "Hollande-Merkel, la dernière mission", Le Monde,14 janvier 2016).

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