| la Ligue arabe lâche Damas, la Russie refuse l'ingérence |
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La Ligue arabe a imploré mardi les Nations unies de sortir de leur inaction face à la "machine à tuer" du régime syrien de Bachar al-Assad, plaidant en faveur de sanctions économiques. "Nous ne demandons pas une intervention militaire ou un changement de régime. Nous voulons des pressions économiques pour stopper le massacre", a déclaré le président du comité de la Ligue arabe. Les 15 pays membres du Conseil de sécurité envisagent un projet de résolution pour mettre fin à une "tragédie humaine" qui a fait au moins 5'000 morts depuis mars dernier, mais aucune date de vote n'était encore prévue mardi.Pékin et Moscou ne veulent pas céder à la pression en vue d'une résolution de la situation en Syrie. Pour la Chine, "un recours à la force contrevient aux normes des relations internationales, et viole la charte des Nations unies". Du côté russe, l'ambassadeur à l'ONU V.Tchourkine a rejeté le projet de résolution. "Il y a peut-être une chance de briser la spirale de la violence, mais le Conseil de sécurité n'a pas de mandat pour s'immiscer dans le conflit". Malgré ces oppositions, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé perçoit "une chance de rapprocher les points de vue ces prochains jours".
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