Home icon Accueil»International»Des discussions sont en cours pour une éventuelle offre d'exil à Bachar Al-Assad
Des discussions sont en cours pour une éventuelle offre d'exil à Bachar Al-Assad PDF Imprimer Envoyer

 

Les Etats-Unis, des gouvernements européens et des Etats arabes sont en contact sur un possible exil pour le président syrien même s'il est difficile de penser que Bachar Al-Assad accepte leur offre, a-t-on appris mercredi de sources occidentales proches des discussions. Trois pays seraient disposés à accueillir Assad sur leur sol pour tenter de mettre un terme à la crise sanglante que traverse la Syrie depuis dix mois.

Selon deux sources, aucun Etat européen ne serait prêt à héberger le président syrien. Les Emirats arabes unis seraient en revanche ouverts à cette idée. A ce stade de la crise syrienne, aucun signe ne suggère qu'Assad serait prêt à quitter son pays. Le 10 janvier, il a réaffirmé qu'il ne démissionnerait pas et a promis de frapper "les terroristes d'une main de fer". Son régime a rejeté l'appel que lui ont lancé les pays de la Ligue arabe, qui l'ont exhorté le 22 janvier à se démettre de ses fonctions et à transférer ses pouvoirs à un vice-président.
PRESSION DIPLOMATIQUE

Mais la pression diplomatique s'est accentuée ces derniers jours, la Ligue arabe se tournant vers le Conseil de sécurité des Nations unies. Les ambassadeurs des quinze pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU qui tentent de mettre au point le texte d'une résolution sur la Syrie ont fait "quelques progrès" mercredi au cours d'une réunion de près de trois heures, ont indiqué des diplomates. "Il y a [au sein du Conseil] le désir d'obtenir un texte qui puisse être adopté dans les prochains jours", a déclaré à la presse l'amabassadeur britannique Mark Lyall Grant, ajoutant cependant : "nous n'en sommes pas encore là." "Nous avons [désormais] une bien meilleure compréhension de ce qu'il faut faire pour aboutir à un consensus", a expliqué le représentant russe Vitali Tchourkine. "Je pense que c'était une bonne session" de négociation, a-t-il ajouté sans donner de détails. A la suite de ces discussions, une nouvelle mouture du projet de résolution devrait être préparée et être sur la table jeudi pour de nouvelles discussions, selon des diplomates.

Depuis des semaines, la Maison Blanche affirme que les jours d'Assad sont comptés. Il n'est pas certain cependant que les discussions en cours visent à donner au président syrien une dernière chance de placer sa famille et lui-même à l'abri d'un éventuel destin à la Mouammar Kadhafi, traqué et tué l'an dernier en Libye. L'initiative pourrait en revanche avoir pour objectif d'ouvrir un front au sein du premier cercle de personnalités entourant Assad.

"Nous entendons que certains pays ont proposé de l'accueillir s'il devait choisir de quitter la Syrie", a dit sous couvert d'anonymat un haut responsable de l'administration Obama. Mais avant cela, il faudrait régler la question d'une forme d'immunité pour le président syrien, comme cela a été fait pour le président yéménite Ali Abdallah Saleh, qui a quitté son pays. "Au final, ces questions seront tranchées par le peuple syrien de conserve avec les partenaires régionaux et internationaux", poursuit-il. Les différentes sources contactées soulignent que les discussions n'en sont qu'à un stade préliminaire et qu'aucun plan n'a encore été arrêté.
 
Message au Studio !
Envoyez votre message au studio