| SNJT "Nasreddine Ben Saïda emprisonné, Wajdi Guenim en liberté, c'est l'ironie du sort !" |
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| Écrit par Meriam Ben Ammar |
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Le secrétaire général du SNJT Mongi Khadhraoui, outré, trouve qu'un journaliste n'est emprisonné qu'en cas de crime de droit public, mais jamais pour une image jugée provocante. Il estime aussi que ce qui arrive en Tunisie est assez contradictoire: comment permet-on à un soi-disant prêcheur tel que Wajdi Guenim de parler de la circoncision des femmes de façon carrément "pornographique" et le laisser en liberté, et se permettre d'incarcérer un journaliste pour cinq ans entiers, pour une photo?! Me Khaled Krichi avocat de Nasreddine Ben Saïda souligne que "cette affaire est politisée", et condamne cet acte d’abus de pouvoir étant donné que cette arrestation s’est basée sur les chapitres de la revue de procédure pénale plutôt que sur le décret 115 relatif à la liberté de la Presse, d’impression et de publication à partir du principe de la priorité au droit spécifique sur le droit général. D’un autre côté, la visite du prédicateur égyptien radical Wajdi Ghanim en Tunisie a déclenché une vive polémique dans la société civile à cause de ses propos appelant à l’instauration de la charia et à l’excision des femmes, et sa critique corrosive des laïcs qui ont provoqué des réactions des plus bouillonnantes dans la société civile. Le ministre de la culture, M. Mehdi Mabrouk, a été l'un des premiers à agir contre ce prêcheur de Wajdi Guenim en l'interdisant de superviser une quelconque conférence dans l'enceinte des espaces culturels, dont celui de Béja. Pour lui, "un espace culturel ne sera jamais utilisé à des fins politiques, surtout que le discours du radical Wajdi Guenim ne répond nullement aux objectifs de la Révolution tunisienne et est contraire aux droits de l'Homme." Et M. Mabrouk d'ajouter: «Je tiendrai bon en ma position, peu importe si cela ne plait pas à ceux qui le soutiennent, je maintiendrai ma position." Emna Menif, ancienne responsable du parti libéral Afek Tounes, et présidente actuelle du mouvement de la société civile "Kolna Tounes", outrée par le "discours haineux" du prédicateur égyptien, trouve que ceux qui se croient une vrai source fiable de la religion "n'ont pas leur place dans la société tunisienne surtout avec leur islam obscurantiste, et qui cherchent à s'immiscer dans les esprits des jeunes tunisiens et à changer leur mentalité, mais aussi à les inciter à s'entretuer, et à causer une bifurcation dans la société". Et Emna Mnif d'ajouter que le discours de ce Wajdi Guenim ne sert en fait qu'à salir l'image de l'islam et à inciter à la violence, sans oublier qu'il constitue une immixtion en bonne et due forme dans les affaires tunisiennes. Elle accuse aussi le parti Ennahdha à fermer les yeux sur la visite de ce genre d'extrémistes en Tunisie, et cela signifie pour elle que Ennahdha est à l'appui de ces radicaux à l'image de Wajdi Guenim et même à l'image de Sadek Chourou, qui a appelé ouvertement à amputer et crucifier les sit-inneurs.
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