| Mourou: "De quel droit viennent-ils nous imposer leur vision de la religion ?" |
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| Écrit par Gaaya Wajih |
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En rapport avec la visite du prédicateur égyptien Wajdi Ghanim en Tunisie, Cheikh Abdelfatteh Mourou se dit ne pas rejeter ce genre de visite mais ajoute que pour "venir nous parler de religion et de l'islam, ces prêcheurs sont dans l'obligation de prendre en considération les habitudes du pays." ...
Et Cheikh Mourou d'ajouter que ce qui le dérange et l'agace c'est "ces prédicateurs parlent de pratiques religieuses comme si c'était des pratiques inéluctables, alors que pour la plupart ces questions ne se posent même pas en Tunisie, tel est le cas de la circoncision des filles, qui date de l'ère des Pharaons." Il appelle par la même occasion les jeunes qui se laissent facilement manipuler par les discours de ces prêcheurs, à ne pas se laisser influencer et à ne pas négliger la doctrine de leur pays, notamment la nôtre, la doctrine malikite.
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Concernant l'invasion alarmante des salafistes, il trouve que désormais combattre les courants de pensée ou les croyances religieuses n'est plus à l'ordre du jour, le contraire serait un manquement aux objectifs de la révolution. Ceci dit, Le gouvernement devra plutôt être aux aguets contre ceux qui enfreignent la loi, et ce, peu importe leur motif. Pour ceux qui veulent instaurer un émirat islamique, en recourant à la force et à l'emploi des armes, ceux-ci doivent savoir, dit-il, que l'ère du despotisme et du totalitarisme n'est plus, le peuple n'acceptera plus le recours à la violence.
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Evoquant la question du mariage coutumier (orfi), il trouve que l'islam n'accepte pas ce genre de pratique, et cheikh Mourou de lancer un "halte à ceux qui, en vue de parvenir à leurs fins, se permettent de déformer le texte religieux, c'est se moquer de l'islam." Outré par ces habitudes qui commencent à prendre des racines dans notre société, telles que le mariage "orfi", il estime que ce dernier n'est autre qu'un manque de respect envers la femme. Prise au piège de ce mariage, illégale sur plan juridique et prohibé par l'islam, la femme ne saura assumer ses responsabilités en tant que femme, citoyenne et normalement future mère de famille. Elle n'aura alors d'autres choix que de courber l'échine, de serrer les dents et de subir un sort qu'elle s'est imposée elle-même.
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Dans le même contexte, certains appellent à l'instauration dans la Constitution, M. Mourou estime que le gouvernement doit s'éloigner des questions qui peuvent être la cause d'une bifurcation entre les composantes de la société civile, ce ne sont pas des questions qui se règlent par un simple vote, mais doivent être étudiées profondément avant de trancher dessus.
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Par rapport à l'affaire de l'emprisonnement du journaliste d'Attounissia, pour avoir publié la photo d'une femme dénudée, il dit que l'emprisonnement n'est pas acceptable, mais qu'il faut quand même qu'il y ait une instance pour remettre tout ce qui porte atteinte à la morale sur les rails.
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