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Chronique10/01/2020 à 09:27

Feu A. Mahjoub, une vie et une œuvre à méditer

Feu A. Mahjoub, une vie et une œuvre à méditer

Par Mansour M’henni

La disparition inattendue de Abdelwaheb Mahjoub fut un grand choc pour la plupart de ceux qui l’avaient connu, elle le fut encore plus pour moi qui l’avait côtoyé d’assez près pour me permettre d’en parler.

Ce fut d’abord dans le cadre professionnel : nous étions collègues et nous étions très proches, dans l’Institut Supérieur des Sciences Humaines de Tunis (Université Tunis El Manar), tant pour l’échange intellectuel que pour le partage des convictions citoyennes et d’inaliénables valeurs humaines. Il était toujours affable et souriant, sincère et engagé, méticuleux et respectueux. Nous souffrions parfois de certains conflits artificiels entre des collègues ou des amis, à l’image de ceux qui nous peinèrent plus tard entre les responsables et les acteurs politiques et administratifs de notre pays ; mais nous restions convaincus du besoin qu’il fallait toujours continuer à œuvrer dans le sens de l’adoucissement des humeurs et de la convergence des compétences.

Evidemment, l’action culturelle et l’engagement associatif étaient deux autres nerfs moteurs de notre amitié, même si, le plus souvent, chacun conduisait ses programmes avec le soutien de l’autre et sans sa présence, en raison de la diversité des lieux et des engagements de chacun. Le téléphone et les messages nous servaient alors à communiquer à ce propos et à échanger nos remarques réciproques et nos conseils mutuels. Dernièrement, avant mon départ en France où j’ai reçu la terrible nouvelle de son décès, nous étions restés sur deux promesses. La première est sa contribution à un ouvrage collectif dont il sera question plus tard ; il devait l’envoyer avant le 20 janvier par mail, mais elle ne viendra plus. La seconde, c’est une visite pour une séance de travail : il m’avait fait le reproche de n’avoir pas fait un saut chez lui pour goûter à son excellente huile de Tébourba. Je lui ai promis de le faire dès mon retour de France. Il m’a alors demandé de réfléchir à un bon sujet de colloque international que nous organiserions en partenariat entre nos associations respectives. Hélas, « le vent ne souffle pas toujours au gré des barques ». Mais, autant que le temps le temps le permette, j’irai à Tébourba à mon retour pour me recueillir sur la tombe de mon ami, et je veillerai à l’organisation du colloque dont il avait envie.

Sur le plan politique, nous avions eu peut-être, à certains moments, chacun sa façon de voir son engagement pour mettre la main à la pâte et essayer de se rendre utile autant que possible. Mais en 2014, nous nous étions retrouvés dans le même espoir, celui de voir à Carthage un président indépendant, honnête et crédible à même de jouer le rôle de modérateur conciliant et d’arbitre juste, afin de corriger un dérapage des partis politiques allant vers le démantèlement de l’Etat et la faillite du pays. Mustapha Kamel Nabli nous avait semblé présenter le profil idoine et, sur sa demande, nous avions été dans son conseil personnel de 5 membres, n’ayant d’échange direct qu’avec le candidat. Cela n’avait pas plu aux soldats d’une politique politicienne où le positionnement personnel ne pouvait passer au second ordre. Sans grand tapage, nous avions tous deux accusé un recul stratégique jusqu’au dénouement logique, quand les lobbies s’en étaient mêlés, en l’occurrence le retrait du candidat sur un coup de fil reçu pendant qu’il rentrait d’une réunion électorale à Bizerte.

Sans doute est-ce cela qui nous a poussés, tous les deux, à garder de relatives distances en 2019. Nous étions tentés un moment de croire que Zbidi pouvait conduire à bon port l’opération avortée de 2014, mais très vite nous nous étions rendu compte que la même machine n’avait fait que remplacer M.K. Nabli par A. Zbidi, avec le constat aussi vite fait que ce dernier était même de bien moindre crédibilité que le premier, malgré un score final relativement honorable dont il faudra un jour décortiquer les tenants et les aboutissants.

Abdelwahed Mahjoub est finalement parti et son sort sera le nôtre, tous, un jour ou l’autre. Il aura laissé, à ceux qui voudront bien le recevoir, le message suivant : « Où que vous êtes, faites ce que vous croyez bon pour le pays, autant que possible dans la solidarité citoyenne. Faute de réussir, vous aurez au moins le mérite d’avoir essayé ». Repose en paix, mon ami, ton message est reçu par qui est à même d’y croire et d’y espérer.

jmc
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