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Chronique04/12/2013 à 11:40

L’âcre odeur du cœur noir de Carthage par Mansour M’HENNI

L’âcre odeur du cœur noir de Carthage par Mansour M’HENNI

Cela fait quelque temps que l’envie me manque d’écrire sur les questions politiques en Tunisie, tellement elles sont de plus en plus marquées par une superficialité caractérisée, par une inconscience déprimante et par une arrogance ridicule et révoltante.

Cela fait quelque temps que l’amertume et l’ennui m’isolent pour pleurer une Tunisie qui a mis des siècles à s’édifier comme elle est, majestueuse et fière malgré certains errements, intelligente et déterminée malgré certaines lacunes, cette Tunisie que maintenant, l’un des plus graves manquements à la conscience responsable et à l’intérêt patriotique semble chercher à réduire à tout ce qu’elle n’est pas de nature : l’anarchie, la déconstruction, le laxisme, la haine, l’hypocrisie, l’égoïsme presque généralisé, et que sais-je encore.

Je ne veux pas user de ce langage par trop affecté de subjectivité car ma république est une république du respect : je l’ai souvent écrit et j’y crois toujours, même si l’excès de dépit lâche un peu les freins de la retenue. Pour moi, cela est vraiment transitoire, donc éphémère, heureusement.

Me voici donc de nouveau à chroniquer de Tunisie politique, après une pause sociale et culturelle, et me voici reprendre avec un sujet dont je n’aurais jamais aimé parler malgré l’insistance de certains amis : celui de la liste noire des journalistes, du coup devenue un livre noir par la prestidigitation d’une équipe de spécialistes autour d’un chef bien inspiré dans le domaine.

Franchement, je trouvais la question d’une simplicité d’esprit et d’une infécondité politique et sociale telles que s’en mêler serait une manière d’adhérer à ce que l’on appelle « le nivellement par le bas ». Cependant, à présent que la plus haute instance honorifique de la république non seulement s’y est mouillée, mais s’y est souillée même de l’avis de certains, le contexte vaut peut-être bien quelques propos.

Non pas du point de vue personnel, car je ne me sens point concerné par cette question quel que soit ce qu’on a pu ou ce qu’on pourra y mettre. Je dis seulement qu’on ne peut condamner un citoyen fonctionnaire de faire son devoir, quel que soit le pouvoir en place, et qu’on ne peut condamner un citoyen pour ses idées et ses appartenances quelque aberrantes qu’elles paraissent à certains. Il n’y a que les dictatures qui le font. Dommage donc que ceux qui prétendaient lutter contre la dictature n’en aient appris que les moyens et les instruments les plus déplorables et les moins constructifs.

J’ai constaté avec beaucoup de désolation une foule de collègues, intellectuels et journalistes, se presser de se défendre de ce qui est dit d’eux dans le livre noir de la présidence, en attendant la suite du feuilleton produit par une grosse boite de superproductions de fictions inspirées d’une certaine réalité. Mais se défendre de quoi ? Et contre qui ? N’est-ce pas sur cette voie qu’on a voulu vous trainer et vous voilà vite dans la souricière ?

Quand quelqu’un fait ce qu’il fait dans la conscience et la conviction, il n’en parle qu’avec des personnes raisonnables ou avec des institutions appropriées. Tout le reste n’est que littérature et jeu de mots, pour une subtilisation de certains pouvoirs difficiles à acquérir par les moyens légitimes.

Livre noir ! Si ces gens savaient la valeur de la couleur noire dans certaines sociétés, ils auraient hésité à la mettre sur la couverture de leur ramassis de papiers dans une quelconque poubelle ! Comment le sauraient-ils, eux dont le chronomètre s’était arrêté à l’heure de la traite des Noirs ?

J’avoue me sentir plus à l’aise avec l’attitude de deux collègues et amis qui me paraissent avoir eu l’intelligence de l’attitude à adopter devant une telle mauvaise farce. Je parle de Mezri Haddad qui a pris sur lui de nous sortir un livre blanc, faisant état de tous ceux qui avaient commercé avec l’étranger pour vendre le pays au nom des causes humanitaires ou du langage d’un certain droit. Voilà un livre passionnant à lire, même si ses protagonistes sont déjà connus : juste donc pour relever les mécanismes de la supercherie. Un livre blanc, peut-être parce que le blanc, sans aucune connotation raciste, résume toutes les couleurs du prisme et peut ainsi moduler les variations de la pluralité.

Tout aussi intelligente et honnête est l’attitude de Faïçal Baâtout qui s’insurge contre l’omission de son nom dans le nouveau cœur noir de Carthage ; il entend même porter plainte pour corriger l’Histoire à partir des petites histoires, et en appelle au livre blanc promis par Mezri Haddad !

Décidément, on n’a pas fini de se marrer depuis que la Tunisie est devenue un cirque où n’importe qui peut partout venir c…

 

Economique Jawhara FM

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