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Chronique24/09/2019 à 10:32

Le sauvetage est là, évitons le naufrage

Le sauvetage est là, évitons le naufrage



Par Mansour M’henni 



Il ne serait sans doute pas dangereux d’avoir Kaïs Saïd ou quiconque d’autre, à la présidence de la République, en tant qu’indépendant, jouant juste son rôle constitutionnel de fédérateur et d’arbitre.

Hélas, il est facile de constater aujourd’hui qu’aucun des prétendus indépendants ne l’était vraiment ni dans sa tête ni dans ses compromis, voire ses compromissions.
Du coup, on se rend compte que la présidence de Kaïs Saïd peut constituer une vraie menace pour un modèle de l’Etat tunisien et sans doute aussi, corollairement, pour une vision consacrée de la société tunisienne.
Ce n’est sûrement pas sa personne qui serait la menace, mais toute la coalition politique qui se développe autour de lui et dont l’arrière-fond idéologique a été contré avec ténacité par la société civile de notre pays.
Il y a donc bien péril en la demeure et la mouvance politique centriste, bien réelle, devrait se ressaisir vite et convenablement pour parer à la menace d’une occultation du modèle sociétal tunisien.
Elle doit surtout ne pas se laisser piéger, encore une fois, par les sondages qu’elle doit prendre au sérieux pour savoir y répondre par la stratégie idoine.
Il est triste de constater que les deux pôles partis comme majoritaires de la tendance centriste, autour de Zbidi et Chahed, se sont avérés viciés à plusieurs niveaux et d’abord dans leurs rapports réciproques où on a pu assister à de vraies farces de dépréciation et de dévaluation de la notion d’Etat et de son éthique.
Le pire, c’est que leur guerre continue de façon arrogante, plus d’ailleurs d’un côté que de l’autre.
Peut-être croient-ils gagner, de cette manière, le leadership centriste des législatives ? Un pari difficile à gagner.
Le stratagème des six recours contre les résultats du premier tour des élections présidentielles anticipées était évident et personne ne s’y était trompé ou presque.
Il s’agissait surtout de pousser vers le report du second tour de l’élection présidentielle à une date postérieure au six octobre, date des élections législatives.
Au vu des résultats, chacun pourra alors déterminer sa position et évaluer les arguments de son marchandage ou de ses négociations.
N’empêche que, dans l’ensemble, c’est le recours de Zbidi qui a retenu la plus grande attention d’autant plus qu’il y avait l’indice évident d’une tentative d’annulation des résultats de ses deux devanciers pour accéder au second tour.
En fait, il y avait là, pour les principaux instigateurs et managers du candidat, essentiellement Afek et Nidaa, l’intention de faire d’une pierre deux coups : d’abord l’espoir d’une présidence qui permettrait à ces partis de sortir de leurs difficultés internes et de les propulser au premier rang des faiseurs de la politique du pays.
Ensuite, faute de cela, ne pas perdre le capital de sympathie (au sens premier du terme) qui permettrait de mobiliser, en faveur de ces deux partis, toute la masse électorale qui avait cru au candidat à la présidentielle et qui a été soigneusement chauffée à la manière des anciennes « mounachadats » et de la manipulation par excitation.
En dehors de ces deux camps qui semblent avoir plus de comptes personnels à régler que de comptes politiques à rendre, il y a, pour vraiment contrer la mouvance autour de Saïed, le candidat Nabil Karoui et son parti Kalb Tounès qui est loin devant, dans les sondages.
Il va sans dire que toute tentative d’annulation ou de retrait de listes au profit d’autres est suicidaire à ce niveau du parcours.
Un accord de ce genre s’étudie et se prépare longtemps à l’avance, puis se construit sur un programme établi et entendu.
Sinon, il devient un dernier recours des impuissants et des indécis. 
Nabil Karoui est en prison et les candidats qui demandent aujourd’hui à le libérer auraient dû le faire au début de son épreuve, juste après son arrestation.
A présent, il a d’autres soutiens moins hypocrites ou moins stratégiques.
Son parti est bien parti pour obtenir un groupe parlementaire conséquent et les centristes politiques n’ont plus d’autres alliés que lui.
Ainsi, le premier à devoir envisager de rejoindre l’alliance parlementaire et gouvernementale qui se ferait avec Kalb Tounès, c’est le Parti Destourien Libre de Abir Moussi ; mais aussi tous les autres, quels que soient leurs poids respectifs.
Le PDL récupérera probablement une bonne partie des électeurs de Zbidi, comme cela a été fréquemment souligné sur les réseaux sociaux. Sa présidente sera sûrement amenée moduler son discours à l’avenir, pour atténuer la tension au sein de la famille destourienne et favoriser une alliance plus rationalisée avec les siens.
Par ailleurs, l’idée d’un gouvernement dirigé par Fadhel Abdelkefi a enthousiasmé plusieurs citoyens et de nombreuses compétences.
De son côté, Yacine Brahim est une autre compétence intelligente et ambitieuse.
Il jouera son grand jeu jusqu’au bout (il en a réalisé une bonne part : neutraliser une rivalité de proximité et acquérir une alliance non nuisible) ; mais il finira par rejoindre sa famille naturelle et amènerait avec lui Mohsen Abderrahmen, de loin plus crédible qu’un Ridha Belhaj, politiquement instable.
Pour tout dire, il y a de l’espoir tant qu’on apprécie la menace à sa juste valeur et qu’on cherche à la contrer avec le réalisme et la perspicacité qui se doivent. F. Abdelkefi l’a souligné aussi.
En attendant la libération, souhaitée et attendue, de Nabil Karoui avant le jour des élections.   

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