facebbok

Youtube

Rss

Web Radios

Français|

Accueil >Actualité >Chronique

Chronique06/12/2013 à 21:54

Mandela, l’homme et son mythe par Boubaker BEN FRAJ

Mandela, l’homme et  son mythe par Boubaker BEN FRAJ

«  J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle tous les hommes vivraient en harmonie et avec des chances égales. C’est un idéal que j’espère défendre ma vie durant. mais s’il le faut, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir »Nelson Mandela

Hier soir, la nouvelle du décès de  Nelson Mandela a vite fait le tour de la planète. Le vieux patriarche africain de 95 ans a tiré sa révérence ; il s’est lentement éteint après avoir stoïquement résisté des années durant, contre les méchantes séquelles d’une tuberculose contractée lors des dix milles jours passés   entre 1964   et  1990, derrière les barreaux hermétiques des geôles du régime de l’apartheid. Régime abominable et anachronique,  fondé sur l’injustice et  la discrimination entre les hommes, sur la base des races et de la  couleur de la peau.Calmement parti, Mandela a laissé derrière lui un profond et beau sillon dans le cours de l’Histoire.   Histoire de vie, passionnante d’un homme d’exception, de parole, de principes et de valeurs.

Un être qui a assagi, outillé de son génie, de son courage et de  sa ténacité, le cours  qui paraissait indomptable de l’Histoire de son peuple et de son pays,  pour le  canaliser vers les idéaux de liberté et de justice  auxquels il a profondément cru.Le combat âpre et sans  répit d’un homme contre les affres d’un régime monstrueux et sans pitié, qui croyait encore au mythe  rétrograde et illusoire de la supériorité  d’une minorité blanche,  et qui s’accrochait à maintenir ses inadmissibles privilèges au dépens  de la majorité écrasante de  la population maintenue dans  la position  de  gens inferieurs, privés de leur statuts de citoyens,  des droits qui vont avec,  et  soumis à toutes les exactions et les injustices.

 Tout en étant fondamentalement pacifique, Mandela avait usé au cours de  sa longue lutte, de toutes les armes de combat,  et n’avait pas hésité  pour contrer l’extrême  violence du régime qu’il combattait ,  d’alterner ou de combiner dans un combat total, la lutte politique qu’il privilégiait,   et la résistance armée à laquelle  il était contraint face à  l’entêtement  d’un régime d’apartheid qui s’était illustré par  l’aveuglement et    la sauvagerie.

Mais tout en étant  fier du combat qu’il a mené avec son peuple,  Nelson Mandela a eu, au moment de la victoire sur son  pire ennemi, le génie et la sagesse de pardonner.

Pardonner  d’abord pour sa personne, à ses geôliers d’hier, ceux qui l’avaient maintenu plus d’un quart de siècle durant,  dans  leur infernale prison ;   et dans le même élan de magnanimité, savoir convaincre ses concitoyens noirs, de  laisser de côté  les rancœurs accumulées,  et de  pardonner  aux blancs la plus détestable des injustices,  à laquelle ils les astreignaient .

En  appelant son peuple  au pardon à la place de la vengeance et de la haine, à la réconciliation à la place du règlement de compte, à la coexistence raciale, ethnique et confessionnelle dans une société arc-en-ciel,  au lieu des clivages et des  confrontations,  Mandela a fait preuve d’une vision si limpide et d’une force morale  si élevée,  au point de surpasser  les qualités dont il avait fait preuve au moment  du combat héroïque qu’il a mené, pour débarrasser son pays du joug de l’apartheid.

Sur les ruines du régime minoritaire des afrikaners,  racial et exécrable, Mandela a su ainsi  fonder un grand Etat africain moderne, basé sur les valeurs humanistes et démocratiques  auxquelles il était si attaché.

Cinq ans après,  le vieux n’a rien perdu de son panache, mais  jugeant que la vigueur et la continuité du jeune  Etat qui vient de naître  est  bien plus importante que la durabilité de son pouvoir personnel, Madiba - comme se plaisent à l’appeler affectueusement ses concitoyens réconciliés - a décidé au summum de sa popularité, et de son aura, de se retirer,    pour    céder à  ses lieutenants,  la direction d’un pays  qu’il vient juste de sauver.

En le faisant, il a prouvé encore une fois  au monde, que l’Afrique qui a vu naître  les premiers  humains,  est  capable d’en donner aussi  les meilleurs.

 

Par Boubaker ben fraj

Economique Jawhara FM

jmc
Voir tous les PODCASTS

PODCASTS

Economica du lundi 09 Novembre 2020

Economica

Economica du lundi 09 Novembre 2020

L’accord d’El Kamour appliqué

Business News du lundi 09 Novembre 2020

Business News

Business News du lundi 09 Novembre 2020

Sousse : Plus de 100 têtes de bétail touchées par la maladie de la langue bleue

Journal Info 12h00 du samedi 08 Novembre 2020

Journal Info

Journal Info 12h00 du samedi 08 Novembre 2020

Le chef de l'Etat Saied félicite Biden

   Journal Info 07h00 du samedi 08 Novembre 2020

Journal Info

Journal Info 07h00 du samedi 08 Novembre 2020

Climat et Immigration parmi les principaux points attendus du président américain élu

Economica du jeudi 08 Octobre 2020.

Economica

Economica du jeudi 08 Octobre 2020.

Moody's confirme la note B2 de la Tunisie et lui confère une perspective négative

Economica du jeudi 08 Octobre 2020

Economica

Economica du jeudi 08 Octobre 2020

Déroulement du processus de la vérification fiscale

voir tous les sondages

sondage

Le gouvernement Mechichi aura-t-il la confiance du Parlement ?

52%
15 votes
24%
7 votes
24%
7 votes
Nombre total de votes : 29 Retour Voter Voir le résultat
horoscope.jpg