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Chronique17/08/2020 à 10:02

Mechichi dans les sables mouvants de la politique en Tunisie

Mechichi dans les sables mouvants de la politique en Tunisie

Par Mansour M’henni




A peine s’est-il clairement exprimé sur son intention d’opter pour un gouvernement de compétences indépendantes, Hichem Mechichi a aussitôt vu surgir les griffes et les ongles de certains représentants de partis politiques défendant l’option contraire, autrement dit celle d’un gouvernement politique conforme à la distribution des poids parlementaires des partis y participant.

Les arguments souvent avancés et inlassablement répétés semblent tourner autour de deux axes :

1 – La démocratie est ainsi faite que les élections déterminent le gouvernement et commandent sa composition.

2 – Pour tenir et pouvoir agir, un gouvernement a besoin d’une ceinture politique au parlement afin de l’aider à faire passer les textes de lois et de résolutions nécessaires à son exercice de la gouvernance.

D’abord le premier point, pour y évoquer surtout le concept de « démocratie » par trop brandi pour justifier n’importe quoi, si bien que, de plus en plus, certains inconditionnels du pouvoir autoritaire jusqu’à la tyrannie n’hésitent pas à monnayer le concept et sa littérature pour manipuler les opinions, gagner les élections et en faire alors tout ce que bon leur semble. Pourtant, la démocratie est un concept dont les termes et les portées doivent être clairement entendus dès le départ et régulièrement contrôlés par un pouvoir d’évaluation, de correction, voire de sanction, sans quoi la rue et la place publique seraient justifiées de toute dissidence conduisant à ce que d’aucuns appellent « la révolution », avec d’ailleurs le même flou conceptuel étoffant « la démocratie ».

Cela dit, et pour le cas de figure qui nous concerne, force est de constater l’échec des partis politiques à mettre en place et à conduire une politique de sauvetage, puis de redressement de la dynamique de développement intégral dont notre chère « révolution », parée de tous les espoirs, n’a fait que crever les roues et engrainer les rouages. Que faire alors sinon opter pour un gouvernement n’ayant pas d’autres objectifs que la sauvegarde de cette dynamique, sans les calculs politico-politiciens qui en faussaient la démarche et en travestissaient les objectifs ?

Et là intervient le second point. De quelle ceinture politique parle-t-on? Celle-ci n’est possible (et pas toujours totalement acquise malgré la discipline partisane) qu’avec un parti ayant remporté les élections parlementaires avec un pourcentage dépassant largement les 51%. Pour cela, il faudra sans doute revoir le code électoral et peut-être même réviser la constitution. Mais avec une disparité de la représentation au parlement, on ne peut avoir, faute d’un pacte républicain rigoureusement établi et suivi, que tous les tiraillements connus par la Tunisie depuis 2011, entre les différentes formations politiques, presque toutes dans une instabilité caractérisée, car soumises au petit calcul du genre : « Pour que je perce, il faut que je fasse échouer l’Autre ».

Ainsi, à chaque fois qu’un gouvernement est en place, ses alliés commencent à lui tordre la cervelle pour obtenir le maximum d’avantages et ses adversaires se mettent à lui tordre le cou pour l’empêcher de respirer et d’aller en avant. Du coup, avec une telle mentalité, un gouvernement de compétences indépendantes ne pourra pas réussir. Mais imaginons un instant que nos formations politiques dites « majoritaires » ou « influentes » décident une pause pour fournir à un gouvernement de compétences indépendantes les meilleures conditions de sa gouvernance. Elles le sortiraient ainsi de leur guerre politicarde et le laisseraient travailler sans lui mettre les bâtons dans les roues. Avec une telle option, le pays y gagnera, les citoyens aussi et, intelligemment, les partis politiques aussi.

Au final, un gouvernement de compétences indépendantes n’est pas forcément voué à l’échec, par principe; il ne peut l’être que par une mauvaise foi de la part des partis politiques, surtout ceux cherchant leur intérêt là où ils peuvent avoir plus de victimes et de dégâts.

L’assainissement et la moralisation de la vie politique commence peut-être par cette épreuve! Allons-y donc et mettons chacun devant sa conscience et ses responsabilités.

Economique Jawhara FM

jmc
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