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Chronique02/07/2018 à 13:31

Notre foot après la piètre performance en Russie

Notre foot après la piètre performance en Russie

Par Mansour M’henni

Une hirondelle ne fait pas le printemps et la dernière victoire de la Tunisie en coupe du monde de football, en Russie, contre une très modeste formation panaméenne, ne sauve ni le parcours général, surtout celui de la fédération et du staff technique, voire même du ministère, ni la structure même et le fonctionnement du « sport roi » dans notre pays.

En effet, on peut se livrer à toutes sortes d’épanchements lyriques à propos de cette victoire, on ne pourra pas voiler nos faiblesses et nos maladresses dans une échéance sportive qui constitue sans doute la principale escale quadriennale de l’évaluation des choses et de la cogitation des effets et des causes. Nos « Aigles » ne nous ont pas fait sentir, ne serait-ce que par moments, qu’ils appliquaient une tactique étudiée et une stratégie intermittente pouvant s’adapter à la nature et aux moyens de l’adversaire ainsi qu’aux exigences de l’instant. C’est pour cela que nous pouvons conclure à l’échec de toute la direction technique, et l’entraîneur en premier.

L’encadrement psychique non plus n’a pas été plus réussi, puisque très souvent l’affolement nous a souvent fait perdre nos moyens, malgré une censure absolue imposée aux médias et à l’opinion publique, interdisant tacitement toute critique qui déstabiliserait nos représentants à la face du monde. Tous les médias de chez nous, ou presque, s’y sont conformés et nous voici décider d’en parler, aujourd’hui seulement que tous les jeux sont faits, y compris ceux de la rencontre, pour l’honneur seulement.

A ce niveau, force est de souligner la bourde impardonnable de la dernière minute contre l’Angleterre. Comment ne pas se prémunir contre un attaquant qui est le Fireball de l’attaque britannique et, pire encore, le laisser sans un marquage individuel strict, surtout sur les balles arrêtées ou sur les centrages latéraux ? Et puis, comment se hasarder à mettre la balle en corner, à la dernière minute, sachant le danger que constitue un corner contre l’Angleterre, alors qu’il était facile de la mettre en touche, sans affolement ni force précipitation ? Avec l’équipe belge, toutes les défaillances de notre stratégie tactique sont apparues au grand jour et ont causé la lourde défaite que nous connaissons.   

Pourtant, sans être géniale – on n’a d’ailleurs presque pas vu d’équipe géniale dans ce Mondial --, notre équipe dispose de moyens à même de favoriser un bien meilleur rendement. Or, devant la modestie des techniques individuelles, un seul moyen pour sauver la mise, un coach génial connaissant bien son métier, intelligent à l’improvisation et à la conception, serein et rationnel à l’écoute et à la concertation, mais aussi un bon gestionnaire des relations humaines et de l’encadrement psychique et social. La force de faire des petites qualités une force de qualité ! Malheureusement, Nabil Maaloul est loin de présenter ce profil. Pire encore, il est démesurément monté sur tous ses chevaux pour promettre des châteaux en Espagne et une meilleure performance qu’en 1978, en Argentine. Hélas pour lui, il est loin de valoir un Abdelmajid Chétali, et sa formation n’a rien à voir avec celle de l’Argentine. On peut dire aussi que le ministère d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui d’antan, mais là c’est une autre histoire. Ainsi, un tant soit peu d’objectivité permettrait de saisir concrètement l’écart vertigineux entre ces deux temps de notre football, à tous niveaux de la comparaison.

Et cette dernière victoire, dirait-on ? Sans doute est-elle effectivement l’exception qui confirme la règle : nos joueurs, n’ayant plus rien à perdre, se sont tout simplement libérés et ont construit, au flair et aux réflexes, leur tactique de coordination tout en favorisant autant que possible leur sens de l’improvisation. Sans vraie direction, ils ont réussi à remonter le retard et à devancer l’adversaire à l’arrivée, montrant qu’avec un meilleur encadrement et une meilleure gestion du potentiel, leur équipe aurait pu mieux faire. Façon de nous inviter à une révision profonde de notre politique sportive en général et de la gestion de notre football en particulier.

Reste maintenant cette réponse jugée par trop maladroite, et c’est sans doute vrai, de Nabil Maaloul quand il a été interrogé, à la fin du match, sur son avenir avec l’équipe nationale : « Cela dépendra de ma prière de consultation (Salat el-Istikhara) ». Précisons d’emblée qu’en croyant musulman comme il ne cesse de s’afficher, Maaloul, l’entraîneur non le joueur, est libre de consulter Dieu pour ses propres choix professionnels et nul n’a le droit de le lui interdire, ni même de s’en mêler. Cependant, à la suite de tout l’exhibitionnisme religieux (d’aucuns disent « pseudo-religieux, mais il ne nous revient pas d’en juger) constaté chez lui depuis de petites années (le contexte aidant), il est permis à la conscience citoyenne de voir un grand défi, une provocation même, dans cette façon de faire interférer, publiquement et internationalement, la foi personnelle avec une décision d’ordre national relevant de l’autorité civile. Ainsi, la consultation divine est de l’ordre de l’intime et s’opère après une offre émanant de la décision de tutelle. Mais telle que présentée par Maaloul, elle semble signifier que celui-ci est au-dessus de l’autorité de tutelle parce que disposant de garanties supérieures.

C’est en cela, semble-t-il, que sa réponse a paru quasiment incorrecte et irrespectueuse du fonctionnement normal des choses, essentiellement dictée par des motivations quelque peu suspectes pour celui qui est censé représenter un système de valeurs unificateur des Tunisiens.

Economique Jawhara FM

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